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(Carte réalisée avec le logiciel Wonderdraft)

"La nuit fut longue, mais tranquille. Les deux hommes, Clovis toujours sur le cheval et Ismir à ses côtés, marchaient en silence. La ville attaquée, puis le village détruit, avaient laissé quelques traces dans leurs esprits. Et chacun n’avait de cesse d’y penser.

Ils ne s’arrêtèrent qu’au bout de plusieurs heures, vers le milieu de la nuit. Ils cherchèrent un abri, mais en vain, et décidèrent donc de dormir à la belle étoile, évitant de faire un feu par crainte des harpies qui rôdaient peut-être toujours dans les parages. Ils dormirent à tour de rôle, afin qu’il y en ait toujours un pour monter la garde. Après un peu plus de quatre heures de sommeil, ils reprirent la route, toujours en silence.

Au petit matin, alors qu’ils progressaient depuis peu, ils virent au loin, se détachant sur l’horizon, les Monts Brumeux et leurs neiges éternelles. Et bien avant, sans la voir encore, ni même la deviner, les deux compagnons savaient que s’étendait la forêt légendaire de Valdor.

À l’approche de la forêt, les deux hommes commencèrent à sentir que quelque chose avait changé autour d’eux, l’atmosphère était plus lourde, plus pesante, le chant des oiseaux avait cessé et ils avaient la curieuse sensation à chaque pas supplémentaire qu’ils se rapprochaient de l’enfer. Cette forêt avait une bien triste réputation et, de tout temps, les hommes avaient préféré la fuir. Mais c’était le seul chemin pour rejoindre la cité de Tarrat. Ou bien les deux compagnons auraient dû contourner la forêt, mais cela aurait rallongé leur périple de plusieurs jours.

— J’ai déjà entendu parler de cette forêt, je crois, c’est la forêt de Valdor, c’est bien ça ? L’avez-vous déjà traversée ? demanda le jeune homme.

— Non, je dois avouer que je n’ai jamais mis un seul pied dans cette forêt, grand bien m’en fasse. Et, honnêtement, je ne connais personne qui l’ait traversée, en tout cas qui soit toujours en vie, répondit Clovis.

— Merci de me rassurer, essaya de plaisanter Ismir. Mais ses mots sonnèrent en vain, l’instant et encore moins le lieu n’étaient propices à la plaisanterie.

Un cri, loin devant eux, vint déchirer le silence qui les entourait."

(Les Dernières ruines du monde, Livre I, pages 35/36)

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